C’est l’un des labels les plus connus des consommateurs. Un arc-en–ciel rouge et vert, donnant en un seul coup d’œil la consommation d’énergie des appareils électro-ménagers. Mais cette semaine, cette classification simplissime pourrait devenir bien plus complexe.
La Commission Européenne doit en effet voter en comité régulier une modification du label énergie européen. Fini le classement basique de A comme « absolument économe en énergie » à G comme « gourmand ». Cette classification compréhensible par un enfant de dix ans pourrait disparaître au profit d’une classification alpha-numérique bien moins claire, suite à l’intense lobbying du CECED, le Conseil Européen de la Construction d'appareils Domestiques.
La commission propose que la lettre de A à G soit doublée d’un numéro. On pourrait donc trouver un lave-linge classé A3 ou un réfrigérateur classé A1. La raison ? Les industriels de l’électroménager noir et blanc ne veulent pas mettre à jour régulièrement les critères du label actuel. Et pour cause, une fois les critères du label AG modifiés, leurs produits notés « A » pourraient être rétrogradés aux catégories C ou D.
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Cette mesure n’irait pourtant pas dans le sens des consommateurs. Eux affichent leur attachement à un label AG réévalué régulièrement, comme l’a prouvé une étude Ipsos MORI menée dans l’Union.
Les associations non gouvernementales basées à Bruxelles ont écrit au Président Barroso et aux autres commissaires afin de jouer de toute leur influence et les convaincre de conserver le label A-G.
Nombre de pays soutiennent la proposition de l’Union Européenne, bradant l’avenir de cet outil si utile aux consommateurs. La France, elle, hésite encore. Il est encore temps de faire pencher la balance, pour un label efficace et compréhensible par tous.
Plus d'infos sur le site du Bureau Européen de l'Environnement










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